Le Cnefop a inscrit une trentaine de certifications et labels conformes au décret qualité sur sa liste (5ème rencontre Epale France)




Certification, labellisation et démarche qualité étaient au cœur des échanges entre professionnels de la formation lors de la Cinquième rencontre thématique organisée le 20 septembre 2017, à Paris, par Épale France, la plateforme électronique pour l’éducation et la formation des adultes en Europe, animée par l’agence Erasmus +.


Le sujet de la qualité des actions de formation est au centre des attentions depuis la parution du décret du 30 juin 2015. D’où un regain d’intérêt pour les certifications et labels dans le secteur de la formation. Le fait de détenir une certification ou un label inscrit sur la liste du Cnefop [1] permet aux organismes de formation de bénéficier d’une procédure simplifiée d’inscription à Datadock, la base de données à partir de laquelle les opérateurs qui financent des formations peuvent sélectionner leurs prestataires et répondre à leurs obligations légales [2]

À l’occasion de la manifestation d’Épale France, intitulée « Bonnes pratiques pour la qualité de la formation », le Cnefop a fait le point sur son travail d’examen des certifications et des labels.

Diversité de certifications et labels

À ce stade, l’organisme a instruit 75 dossiers et inscrit une trentaine de certifications et labels sur sa liste. Celle-ci devrait s’allonger prochainement car une nouvelle session d’examens de dossiers a eu lieu récemment. Premier constat à l’issue de ce travail d’évaluation, « la grande diversité des porteurs de certifications », observe Catherine Beauvois, secrétaire générale du Cnefop. Les certifications et labels examinés par l’organisme émanent de grands acteurs généralistes (Afnor, Apave, etc.), mais aussi d’associations d’organismes de formation, d’un conseil régional (Occitanie), de la direction générale de l’enseignement scolaire (label Éduform) ou encore des universités (référentiel des centres de formation continue des universités).

L’évaluation des référentiels sur lesquels reposent les certifications et labels soumis au Cnefop a aussi permis de recenser les points qui pourraient être précisés ou améliorés. C’est le cas, par exemple, pour le critère d’adaptation de l’offre de formation au public : dans les référentiels, « la façon dont le certificateur qualité va vérifier qu’il y a une réelle capacité à ajuster une base catalogue, n’est pas toujours très détaillée », observe Catherine Beauvois.

Parmi les autres points que doivent examiner les acteurs de la certification avec attention, selon le Cnefop, figurent aussi le suivi pédagogique mis en œuvre par les organismes de formation afin, par exemple, de prévenir les décrochages ; ou encore, les démarches de communication des résultats obtenus…

Un rapport à venir

Outre la constitution de la liste des certifications et labels conformes aux six critères de qualité du décret, le Cnefop est chargé de réaliser un rapport de synthèse relatif aux démarches de qualité menées dans le champ de la formation professionnelle en lien avec les financeurs. « Ce rapport, du point de vue de nos membres, a vocation à pré-instruire un certain nombre d’enjeux dans le champ de qualité pour alimenter les négociations et concertations qui ne manqueront pas d’avoir lieu sur la question pour préparer la réforme », a précisé Catherine Beauvois.


Centre Inffo, Estelle Durand

Notes

[1CNEFOP : Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles

[2Les financeurs de la formation professionnelle - État, régions, Pôle emploi, Opca, Opacif et Agefiph - ont depuis le 1er janvier 2017 l’obligation de s’assurer de la qualité des formations qu’ils financent.