Le Fafiec augmente son financement du compte personnel de formation (CPF) et du contrat de professionnalisation




Suite à une collecte en progression(+11 % par rapport à 2015), le Fafiec a décidé de revoir à la hausse les critères de financement du CPF et et du contrat de professionnalisation.


377 millions d’euros collectés

Pour l’exercice 2016, le Fafiec, Opca de l’ingénierie, du numérique, du conseil, des études et des métiers de l’événement, a enregistré une collecte de 377 millions d’euros, soit une progression de plus de 11 % (341 millions d’euros en 2015). « Cette progression de la collecte est consécutive à une augmentation globale de la masse salariale tous secteurs d’activité du Fafiec confondus, essentiellement portée par le secteur du numérique, et à une augmentation du salaire moyen et du nombre d’entreprises dans la branche professionnelle », souligne Régis Berthelot, directeur général du Fafiec, au Quotidien de la formation, le 1er juin. « Nous sommes en effet dans un secteur en forte croissance, portée pour moitié par les entreprises du numérique. Cette bonne santé économique se traduit par la capacité des entreprises à engager plus de collaborateurs, à recruter en contrats de professionnalisation (+ 22 % par rapport à 2015) », ajoute-t-il.

Abondement du CPF jusqu’à 4 fois le nombre d’heures

Compte tenu de cette progression de la collecte, le conseil d’administration du Fafiec a décidé, le 22 mai 2017, de revoir à la hausse les critères de financement du compte personnel de formation (CPF) et du contrat de professionnalisation. Ces nouveaux critères tiennent compte du développement des contrats de professionnalisation (près de 14 000 en 2016) et de l’essor du dispositif CPF (2 100 dossiers instruits en 2015 pour 17 000 en 2016). Ils ne concernent pas l’ensemble des dispositifs de formation, car « au regard des tendances de consommation des entreprises, nous constatons qu’en matière de financement du plan de formation notamment, nous sommes déjà arrivés, à fin mai 2017, à une augmentation de plus de 10 % par rapport à nos prévisions », indique Régis Berthelot. « Il n’est donc pas nécessaire de valoriser par voie de critères supplémentaires la capacité d’accompagner encore plus le plan de formation financièrement, celui-ci étant en avance de consommation par rapport au CPF et au contrat de professionnalisation ».

La hausse des critères de financement du CPF repose «  sur la maturité de son fonctionnement » (14 877 CPF mobilisés en 2016). Résultat, le Fafiec abonde désormais jusqu’à 4 fois le nombre d’heures disponibles du CPF du stagiaire (salarié et demandeur d’emploi) pour les parcours éligibles, étant donné que « 60 % des formations concernent l’apprentissage des langues, 10 % le numérique, et 6 % la direction d’entreprise », précise Régis Berthelot. En outre, le taux de prise en charge des heures de formation évolue également, passant de 40 euros à 55 euros (de 25 euros à 35 euros pour les formations en langues).

Consulter les nouveaux critères de financement du Fafiec


Centre Inffo, Philippe Grandin