Les organismes de formation dans la dernière ligne droite pour être référencés dans Datadock




Pour les organismes de formation, le compte à rebours est bien entamé. Ceux qui voudront, à compter du 1er juillet prochain, continuer à bénéficier des fonds des Opca et des Opacif devront avoir accompli les démarches nécessaires pour figurer dans Datadock. Cette base de données partagée par dix-neuf Opca sur 20 [1]) et huit Fongecif, certifie que ceux qui y sont inscrits respectent les vingt et un indicateurs définis à partir des six critères qualitatifs figurant dans le décret du 30 juin 2015.

Sur les quelque 62 000 organismes actifs et recensés par la DGEFP, seuls 20 000 ont déjà accompli la démarche d’inscription. Et, pour l’heure, seuls 2 200 de ces dossiers déposés ont été vérifiés et validés… alors que la date butoir approche à grands pas.

L’explication de cet engorgement ? Ce sont les Opca et Opacif qui valident les dossiers déposés. Et, faute de personnel suffisant, l’opération peut durer plusieurs semaines « Le temps de latence entre le dépôt d’inscription et la validation est beaucoup trop long », a d’ailleurs reconnu Stéphanie Lagalle-Baranès, directrice générale d’Opcaim (l’Opca de la métallurgie) et présidente de GIE D2OF, le groupement d’intérêt économique qui rassemble les organismes engagés dans Datadock. Elle s’exprimait lors d’une matinée organisée par Défi métiers, le Carif-Oref d’Île-de-France le 25 avril.

Éviter le « big bang »

Pour faire face au surcroît d’activité et éviter un « big bang » le 1er juillet prochain qui se traduirait par des ruptures de financements pour les OF, les opérateurs Datadock renforcent les formations visant à mettre les compétences techniques nécessaires de leurs équipes à jour. Ils recrutent aussi pour renforcer les effectifs comme c’est le cas au Fongecif Île-de-France.

Dans les organismes de formation, certains font appel à des prestataires pour les assister dans leurs démarches d’inscription. Au grand dam du GIE. « Je déconseille le recours à ces prestataires. Les OF n’ont pas besoin d’eux ! », tranche Stéphanie Lagalle-Baranès. Mais, conscients de la difficulté que rencontrent certains organismes, les membres du GIE s’annoncent prêts à consentir à certains efforts terminologiques pour éviter le jargon « techno » ainsi qu’à enrichir rapidement la FAQ du site www.data-dock.fr

Côté Opca et Fongecif, on se veut arrangeant. Ainsi, chez Uniformation, l’Opca de l’économie associative, on a déterminé quatre critères « obligatoires » et trois autres « majeurs » suffisants pour être référençable [2] sur leur propre base de données. Chez Actalians (professions libérales), on a défini une politique d’accès prioritaire pour permettre aux OF qui travaillent le plus avec les entreprises adhérentes d’être à jour le 30 juin. Opcalia pour sa part a choisi d’inscrire d’office tous les OF « référençables » dans sa base de données. Presque partout, on cherche à arrondir les angles, quitte à permettre des validations après-coup. « L’essentiel, c’est qu’au 1er juillet, le maximum d’organismes soient inscrits », annonce Stéphanie Lagalle-Baranès.


Centre Inffo, Benjamin d’Alguerre

Notes

[1Seul le Fif-PL, Opca des travailleurs indépendants et libéraux n’est pas adhérent

[2Un OF est jugé « référençable » — et donc inscrit dans les bases de données de l’Opca — s’il a au moins entamé sa démarche d’inscription, même incomplète ou non validée.