Les trophées de l’innovation, « levier de ré-interrogation des modèles de formation » (présidence du Copanef)




Saluant le lancement officiel de la sélection des trophées de l’innovation, le président du Copanef [1], Christian Lajoux, a appelé à « oser, faire bouger les lignes, sortir des cadres » en matière de formation et de paritarisme, mardi 6 juin, dans les locaux nationaux de la fédération française du bâtiment, à Paris. Les trophées de l’innovation seront remis le 1er février 2018 lors de l’Université d’hiver de la formation professionnelle, organisée par Centre Inffo.


Paritarisme

Dans un contexte où le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, envisage une redéfinition du rôle des partenaires sociaux, Christian Lajoux a plaidé la nécessité « de parler de plus en plus du paritarisme, non comme quelque chose d’acquis, de définitif, mais comme quelque chose en mouvement, en construction permanente, qui doit être questionné  ».

Le président du Copanef a également rappelé la nécessité « de ne pas parler de la formation pour la formation. La mission du Copanef est de définir des politiques paritaires en faveur de l’emploi, et de la formation pour ce qui concerne leur contenu. Ce qui importe, c’est de travailler sur l’employabilité des compétences, attestées par la certification. Il convient de pas oublier que nous sommes dans une démarche paritaire, et que les blocs de compétence constituent l’essentiel de ce à quoi nous consacrons notre temps et nos activités. Dans ce cadre, les champs d’innovation sont considérables », a-t-il ajouté.

Pas une fin en soi

En écho, le vice-président du Copanef, Philippe Debruyne, a souligné l’objectif inscrit en filigrane des trophées de l’innovation : «  tendre vers l’universalité d’accès aux compétences. L’innovation remplit précisément cette fonction : initier de nouvelles logiques, réinterroger les modèles, sans jamais perdre de vue l’objectif d’accompagner le plus grand nombre vers l’acquisition des compétences. » Et de marteler avec force : la formation est un levier, pas une fin en soi. D’où l’impératif de réinterroger la formation pour permettre à tout un chacun de se mettre en mouvement. «  Ce qui compte, c’est moins les lauréats que ceux qui concourent, a-t-il prévenu. L’aventure ne se terminera pas à Biarritz. Oublions le trophée lui-même et pensons à l’objectif que nous souhaitons atteindre ».


Centre Inffo, David Garcia

Notes

[1Comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation