Lancement de la campagne de promotion sur le Conseil en évolution professionnelle




Un Conseil en évolution professionnelle nommé désir ! Telle pourrait être la devise ou en tout cas l’esprit de la campagne de promotion lancé mercredi 14 septembre par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.


« L’idée du CEP est d’inciter les personnes à s’interroger sur leurs envies. On ne se forme plus seulement jusqu’à 20 ans, mais tout au long de la vie », a expliqué Dominique Schott, le président du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (Force ouvrière), lors de la conférence de presse organisée à l’occasion du lancement de la campagne, au siège du FPSPP.

Dans un monde qui bouge de plus en plus vite, « les salariés prennent conscience que leur carrière ne peut plus nécessairement être aussi linéaire qu’avant. Auparavant, le réflexe consistait à dire, je suis dans la métallurgie, je vais y rester pendant toute la durée de ma carrière », a ajouté Dominique Schott.

Le président du Fonds paritaire se réjouit de la bonne entente de tous les partenaires associés à la démarche du FPSPP. « Nous avons réussi sur ce projet à faire travailler tout le monde, et en très peu de temps. C’est une vraie satisfaction », s’est-il félicité.

Les salariés prennent conscience que leur carrière ne peut plus nécessairement être aussi linéaire qu’avant.

732 195 CEP réalisés en 2015, selon les chiffres communiqués lors de la conférence de presse de lancement de la campagne. 572 788 à la mi-2016, soit une progression de 30 % par rapport à l’année précédente. À l’Apec, 50 % des demandeurs de conseils sont des actifs et une majorité sont des femmes.

200 000 personnes ont été accueillies par les réseaux paritaires (Opacif, Fongecif, Apec... pour bénéficier de conseils niveau 1,2 et 3 et 225 000 par les missions locales (conseil niveau 2 et 3).

Le Faf.TT lancera de son côté une campagne fin septembre ou début octobre sur l’orientation du CEP avec les services sociaux (logement, santé...)

Uniformation a mis en place des permanences "physiques" pour accueillir le public, mais n’en a organisé que 1 800, en raison d’une méconnaissance de l’existence des Opca par le grand public, selon Robert Baron, le directeur général de l’organisme collecteur.

Opcalim réfléchit, en partenariat avec l’Apecita, à une plateforme visant à développer le conseil en évolution professionnelle à distance à destination des populations agricoles éloignées des centres villes.

Enfin, le Cnefop transmettra au Parlement un rapport sur le CEP dans le courant du mois d’octobre.


David Garcia, Centre Inffo