Les organisations patronales et syndicales appellent les acteurs de la formation à se positionner sur leur définition des blocs de compétences




Mise en ligne sur le site du Comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation (Copanef) le 16 juin, une note adoptée le 9 juin par tous ses membres donne une « définition partagée » des blocs de compétences. Objectif : permettre que ce travail de rénovation des certifications « ne se fassent pas selon des modalités désordonnées et divergentes »


Selon la définition du Copanef, les blocs de compétences sont des « éléments identifiés d’une certification professionnelle s’entendant comme un ensemble homogène et cohérent de compétences ». Celles-ci doivent être « évaluées, validées et tracées », ce qui leur permet d’être considérées comme « partie identifiée de la certification professionnelle ». Les blocs de compétences s’apparentent à une activité ou un domaine d’activité au sein d’une certification professionnelle. Parties intégrantes d’une certification professionnelle, ils peuvent soit être communs à plusieurs certifications professionnelles ou alors spécifiques à une certification particulière. D’autre part, le Copanef pointe qu’il ne faut pas confondre un bloc de compétences avec un module de formation. Le module est un « processus pédagogique » qui concourt à l’acquisition des compétences définies et identifiées au sein de la certification ou d’un bloc.

Cette définition posée, les partenaires sociaux invitent les certificateurs à déterminer « dans les meilleurs délais » les blocs de compétences au sein de leurs certifications professionnelles et l’articulation avec l’obtention de la certification totale. « Pour nous ce texte doit servir de base pour une définition partagée. Si l’Enseignement supérieur ou l’Éducation nationale ont une définition différente, on peut en parler. » a indiqué Christian Janin, président du Copanef au Quotidien de la formation, jeudi 18 juin. « Pour nous c’est un pari réussi si les partenaires sociaux portent cette définition dans toutes les instances où les certifications professionnelles sont découpées en blocs de compétences. Nous sommes co-décisionnaires en la matière, et nous nous sommes engagés à ce que nos experts la portent. »

Si aucune date butoir n’a été fixée pour la remontée des certifications divisées en blocs, il y a urgence à le faire. Car il ne suffit pas qu’elles soient inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) pour être accessibles via le Compte personnel de formation (CPF). Comme l’explique Christian Janin, une certification de 1 600 heures ne peut être obtenue en n’ y dédiant que ses heures disponibles sur le compte (maximum 150 heures). « Si les organismes de formation et les ministères veulent que le CPF soit utilisé, il est dans leur intérêt que les certifications soient divisées en blocs ». Cela pourrait aller assez vite. Selon lui, environ 30 % des certifications le seraient déjà. Il considère que cette situation pourrait être l’occasion de faire un certain ménage. « Au moment de lister leurs certifications les CPNE devraient ne mettre en blocs que celles qui sont réellement utilisées, parfois 2 sur 10, et voir si les autres ont réellement légitimité à perdurer. » recommande-t-il.

Une tâche somme toute pas si aisée puisque le Copanef « conscient que l’ensemble de ces notions liées aux certifications professionnelles – référentiels d’activité et de certification, blocs de compétences, évaluation des acquis/VAE…- nécessitent, dans un contexte en profonde évolution, une clarification » planche à l’établissement d’une « charte nationale de la certification professionnelle » avant la fin de l’année.


En savoir plus

Consulter la note adoptée par le Copanef le 9 juin 2015.