Action de formation en situation de travail (Afest) : place au déploiement de l’expérimentation




La DGEFP, le Copanef, le Cnefop, le FPSPP et l’Anact publient le rapport final de l’expérimentation relative aux Actions de Formation en Situation de Travail (AFEST). Ce rapport s’appuie sur 21 projets expérimentaux conduits par des Opca. Résultat : l’expérimentation Afest est une réussite et permet une appropriation plus rapide des compétences visées.


L’Afest : une modalité pédagogique innovante

L’Afest est une modalité pédagogique innovante qui s’articule autour de l’alternance de deux séquences : une mise en situation de travail aménagée à des fins didactiques et une séance réflexive animée par un tiers. Lancée en 2015 sous l’impulsion de la DGEFP, cette expérimentation est pilotée par le Copanef avec l’aide du FPSPP, du Cnefop et du réseau Anact. Pour mener à bien cette expérimentation, 13 Opca ont été mobilisés ainsi qu’une cinquantaine d’entreprises autour de 21 projets.

Une expérimentation performante et flexible

Trois ans après son lancement, les porteurs du projet présentent un rapport enrichi de 18 monographies. La diversité des activités représentées qui vont de l’hôtellerie-restauration au bâtiment, en passant par les soins animaliers, la propreté ou l’industrie, ont permis de démontrer l’efficacité de l’Afest quelque soit le métier.

La formation en situation de travail est un matériau pédagogique qui doit être plus mobilisée. Elle permet un engagement et une implication plus importante des bénéficiaires. Philippe Debruyne, président du Copanef

Ces projets ont fait la démonstration de l’efficience de l’Afest pour le développement des compétences. Les entreprises ont apprécié l’opérationnalité de cette modalité de formation répondant à des besoins de compétences indispensables à leur développement. Elles ont pu l’adapter à leur contexte et contraintes d’activité. Les bénéficiaires témoignent d’un niveau d’engagement important, en rapport avec l’utilité perçue des formations à une manière d’apprendre « par le faire » souvent mieux ajustée à leurs préférences en matière d’apprentissage.

Avec L’Afest, les bénéficiaires perçoivent l’utilité de la formation. Conséquence : une acquisition plus rapide des compétences. De plus, elle développe l’appétence à se former et casse les représentations péjoratives de la formation. Béatrice Delay, Cnefop

Autre point relevé dans le rapport de l’expérimentation, l’Afest peut devenir un levier de certification et un nouvel outil du dialogue social. « L’Afest s’intègre très bien dans les logiques de parcours et de modularisation de la formation. Une branche peut s’en saisir pour construire une politique de certification », affirme Philippe Debruyne.

Place au déploiement

Le Copanef et le FPSPP en collaboration avec ses partenaires organiseront le 2 octobre 2018 un séminaire d’appropriation des enseignements de l’Afest et de sensibilisation sur ses conditions de réussite. Objectif : passer de l’expérimentation à un large déploiement au sein des organisations et des entreprises. Il s’agira de favoriser l’appropriation de cette nouvelle modalité de formation par les acteurs (futurs OPCO, partenaires sociaux au sein des entreprises, Régions...).

Au niveau du cadre réglementaire, le législateur a d’ores et déjà intégré l’expérimentation dans la nouvelle loi “La liberté de choisir son avenir professionnel”. Le décret d’application devrait être publié d’ici la fin de l’année 2018.


En savoir plus

Pour en savoir plus sur l’expérimentation Afest, vous pouvez consulter :