Annonces de Muriel Pénicaud : la CFDT redoute que la monétisation du CPF affaiblisse l’ambition du projet de loi




Selon la CFDT, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a repris « l’essentiel des droits créés par l’accord négocié par les partenaires sociaux ». Parmi eux : le développement du conseil en évolution professionnelle, la majoration du compte personnel de formation pour les salariés les moins qualifiés, l’indemnisation d’un droit pour la reconversion grâce au CPF transition, le renforcement des droits pour les salariés des petites entreprises. Autant d’évolutions dont les salariés devront se saisir.


Monétisation

Dans sa déclaration, Yvan Riccordeau, secrétaire national de la CFDT est plus circonspect quant à la monétisation du CPF. Ainsi « l’unité de mesure ne sera plus l’heure mais l’euro, le projet de loi risque de réduire l’ambition affichée par les partenaires sociaux. La CFDT réaffirme que ce changement d’unité de mesure ne doit pas être un affaiblissement des droits des salariés  ».

Concertation

Par ailleurs, la CFDT estime que certaines annonces de la ministre n’ont jamais fait l’objet d’une concertation préalable. C’est le cas de la construction d’opérateurs de compétences sur une logique de filière. « Ces opérateurs ne sont que des outils et leur création ne peut être que la résultante de la restructuration des branches professionnelles », souligne le communiqué. Le syndicat indique aussi qu’il est attaché à un espace de pilotage paritaire et estime que la création de France Compétences permettra au quadripartisme d’avoir un rôle décisionnaire en plus du rôle consultatif actuel.

Enfin, le syndicat regrette que certains éléments ne soient pas l’objet d’annonces de la part de la ministre. C’est le cas notamment de la réforme de la certification et du renforcement du dialogue social dans les entreprises autour de la question de l’accès à la formation.


Mireille Broussous, Centre Inffo