L’Union des entreprises de proximité plaide pour une mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’apprentissage




A l’issue de la dernière séance de concertation sur l’apprentissage en décembre, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2P), Alain Griset, a appelé les différentes parties en présence à se rassembler. « Notre responsabilité est de mener une véritable refondation afin que la France dispose d’un puissant outil de développement des compétences au sein des entreprises et d’amélioration de l’employabilité des salariés et des demandeurs d’emploi. Tous les acteurs de cette refondation doivent se mobiliser : Etat, Régions, organisations interprofessionnelles et de branches », a-t-il fait valoir dans un communiqué.

Le 21 décembre, Régions de France a annoncé son retrait de la concertation.

Légitimité

Dans ce même communiqué, l’U2P « considère que les Régions ont toute la légitimité pour continuer à jouer un rôle en matière d’apprentissage, notamment pour répondre aux enjeux de proximité et d’aménagement du territoire ».

Péréquation

Concernant les questions de financement, l’Union des entreprises de proximité appelle à la mise en place de mécanismes de financement solidaires, au profit des plus petites entreprises, représentées par l’organisation. « Il est indispensable qu’une partie significative de la taxe d’apprentissage soit affectée à une péréquation en direction des secteurs qui forment le plus d’apprentis et qui ne disposent pas des ressources suffisantes pour répondre aux besoins de formation : l’artisanat, le commerce de proximité, l’hôtellerie-restauration et certaines professions libérales. Le système de péréquation doit être renforcé, de sorte que tous les fonds servent effectivement à la formation des apprentis  », assure l’U2P.