Le contrat de professionnalisation sert la sécurisation des parcours (FPSPP-Dares)




Le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) et la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) publient une enquête sur le contrat de professionnalisation. Les résultats témoignent de l’efficacité du dispositif en matière d’insertion et de qualification.


80 % de qualifiés

Créé en 2004, le contrat de professionnalisation est, loin derrière le contrat d’apprentissage, le deuxième contrat de travail permettant de se former dans le cadre de l’alternance. Il a bénéficié à 195 000 personnes en 2016. Selon l’enquête publiée par le FPSSP et la Dares, il se révèle particulièrement efficace : « trois bénéficiaires sur quatre ont un emploi six mois après la fin de leur contrat. » Les résultats sont tout aussi probants en matière de formation avec 80 % des bénéficiaires qui valident une qualification en 2015 contre 70 % en 2011. Il s’agit dans plus de trois quarts des cas d’un diplôme de niveau bac et +. Les bénéficiaires précédemment en formation sont plus nombreux à viser un diplôme de l’enseignement supérieur que les chercheurs d’emploi.

Au regard de l’analyse des parcours des bénéficiaires, le contrat de professionnalisation n’est pas « une action de formation isolée dans une trajectoire » : la moitié des bénéficiaires étaient inscrits en formation avant leur entrée dans le dispositif et un tiers des contrats sont prolongés par une formation.

Répartition équilibrée

L’étude FPSPP-Dares le souligne, les bénéficiaires de contrat de professionnalisation se répartissent à part quasi égale entre personnes issues d’une formation initiale, en études supérieures ou stagiaires de la formation professionnelle (34 %) ; salariés sous contrat de travail (32 %) ; demandeurs d’emploi ou inactifs (34 %). Les moins de 26 ans représentent 70 % des contrats mais on observe un doublement des bénéficiaires plus âgés depuis 2011, pour atteindre 43 700 de plus de 26 ans.

Le taux de rupture de contrat s’établit en moyenne à 12 %. Il est plus élevé pour les personnes peu ou pas diplômées à la signature du contrat (14 %) et, surtout, dans certains secteurs : 23 % dans l’hôtellerie et le tourisme, 16 % dans le commerce et 15 % dans la transformation agroalimentaire et la cuisine.


Nicolas Deguerry, Centre Inffo


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