Le Datadock, vecteur de lisibilité du marché de la formation




Lors du « Rendez-vous de veille juridique et stratégique » de Centre Inffo qui vient de se tenir à Paris sur le thème « Qualité de l’offre de formation. Faut-il réglementer ou libérer le marché ? », il a été longuement question du Datadock.


Aller vers une plus grande lisibilité du marché de la formation, tel est l’un des objectifs du tout nouveau Datadock, outil d’enregistrement des organismes de formation, préalable indispensable depuis le 30 juin 2017 pour que leurs actions de formation soient prises en charge par les financeurs publics. «  Le Datadock répond à une vraie demande des financeurs et des utilisateurs  », note Jean-Philippe Cépède, directeur juridique de Centre Inffo.

Démarche qualité

Le Datadock a aussi pour vocation d’inciter les organismes de formation à développer leur démarche qualité. « Il a eu le mérite d’obliger certains organismes de formation à se mettre au niveau au point de vue réglementaire et à formaliser leurs processus  »

« Pour certains organismes, travailler sur les 6 critères de qualité permettant d’être référençable a été difficile mais, en général, ils ne sont pas mécontents d’avoir effectué cette démarche  », observe Loïc Lebigre, consultant qualité du département observatoire de Centre Inffo. Le Datadock peut constituer un premier pas vers un objectif de qualité même s’il faut, rappelle le consultant, «  passer d’une logique de critères à un processus d’amélioration continue  ».

Cofrac

Autre enjeu évoqué lors de cette matinée, celui des certifications. En effet, pour apparaître dans la base de données Datadock, deux options sont possibles : donner les éléments de preuve sur chacun des 21 indicateurs déclinant les 6 critères de qualité du décret du 30 juin 2015 ou disposer d’une certification qualité publiée sur la liste du Cnefop.

Il existe, en effet, aujourd’hui 49 certifications publiées sur cette liste. Beaucoup d’entre elles sont encore peu connues, 70 % de ces certifications n’existant pas avant le décret de juin 2015. Celles qui sont simplement calquées sur les exigences du décret ne rentrent pas forcément dans une logique de démarche qualité. « Le message adressé aux utilisateurs en est troublé  », note Loïc Lebigre.

Deux scénarios pourraient changer la donne à l’avenir : que les certificateurs soient agréés par le Cofrac (Comité français d’accréditation) ou qu’il n’existe qu’une certification qualité unique.


Centre Inffo, Mireille Broussous