Le Fongecif Paca signe un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)




C’est un travail de longue haleine que vient d’achever le Fongecif Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec la signature, le 20 mars dernier, d’un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).


Pourquoi une GPEC pour les Fongecif de Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

Tout a commencé avec la loi du 5 mars 2014 sur la formation. « Avec la création du conseil en évolution professionnelle, nous nous sommes clairement orientés vers une offre de services indépendante du financement, même si un lien subsistait », explique Gérard Goron, directeur du Fongecif Paca. Dès 2015, l’organisme a travaillé avec un consultant sur un diagnostic des emplois et une cartographie provisoire des fonctions. À la demande et avec le concours des instances représentatives du personnel, un travail de GPEC s’est engagé l’année suivante.

Objectif ? Identifier les compétences disponibles, développer une vision prospective du métier de conseiller et repérer les compétences à acquérir dans le cadre d’un recentrage sur l’accompagnement. Deux ans plus tard, Gérard Goron se félicite de cette anticipation de l’évolution des besoins sociétaux. « L’histoire nous a donné raison, même si on peut regretter la disparition du congé individuel de formation au profit du CPF de transition professionnelle », analyse-t-il.

Hybridation

Grâce à la GPEC, quatre grandes fonctions et neuf emplois génériques ont été identifiés. « Cela a permis un repositionnement des personnes sur la grille de classification des emplois et un changement de dénomination », précise Gérard Goron. Dans le champ de l’accompagnement, les conseillers en mobilité professionnelle sont devenus "intervenant-conseil en évolution professionnelle" et "conseiller-accompagnateur en évolution professionnelle". Il en résulte une plus forte hybridation des métiers, qui permet de croiser les dimensions de gestion, de conseil et d’accompagnement. « Quand nous recrutons, nous cherchons la double compétence », explique le directeur du Fongecif Paca : « Des gens à l’aise avec les aspects financiers et administratifs, mais aussi avec le conseil et l’orientation. »

10 % de la masse salariale

Pour accompagner la nécessaire montée en compétences, le Fongecif a porté son effort de formation à 10 % de la masse salariale en 2016 et 2017, sans attendre la conclusion de l’accord de GPEC. Il s’est à la fois traduit en professionnalisation interne - Gérard Goron dit tout le bien qu’il pense de la Fest [1] –, et en formation externe, notamment dans le cadre du plan de professionnalisation porté par le FPSPP [2]. Alors que cet effort de formation se poursuit, il souligne que l’ensemble des trente-cinq opérateurs de terrain du Fongecif Paca sont en mesure d’intervenir sur le niveau 1 du CEP et vingt sur les trois niveaux. Et de conclure : « Le nouveau cahier des charges n’est pas encore connu mais cela nous prépare au CEP 2.0, qui s’exercera dans un maillage territorial plus fin et sera plus orienté vers l’emploi et le digital. »


Nicolas Deguerry, Centre Inffo

Notes

[1Formation en situation de travail.

[2Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.