Près de 700 000 formations acceptées dans le cadre du CPF en deux ans (Dares)




Le nombre de formations validées dans le cadre du compte personnel de formation (CPF) est passé de 208 000 en 2015 à un peu plus de 492 000 en 2016, soit une augmentation de 137 % en un an, selon une étude de la Dares, publiée récemment.


Et la montée en puissance du dispositif entré en vigueur le 1er janvier 2015 devrait encore s’accélérer. D’abord réservé aux salariés du privé et aux personnes en recherche d’emploi, le CPF est accessible depuis 2017 aux agents publics et aux agents des chambres consulaires. D’autres publics peuvent, à partir de cette année, en bénéficier : les travailleurs indépendants, professions libérales et professions non salariées, ainsi que leurs conjoints collaborateurs.

D’avantage de salariés

En 2016, comme en 2015, la majorité des bénéficiaires (65 %) est en recherche d’emploi, mais la part des salariés du secteur privé a augmenté de 13 points en un an. Dans cette catégorie, les bénéficiaires sont majoritairement employés (32,4 %) et ingénieurs ou cadres (30,8 %).

Les formations les plus suivies par les salariés concernent l’apprentissage des langues. Les personnes en recherche d’emploi optent davantage pour des formations validant des connaissances et compétences professionnelles fondamentales (CléA).

Seule une minorité de salariés se forment dans le cadre de leur CPF en vue d’obtenir un niveau de qualification spécifique (16,6 %). Cet objectif s’avère plus fréquent parmi les personnes en recherche d’emploi (47 %). Enfin, parmi les formations diplômantes les plus demandées, figurent les diplômes d’État d’aide-soignant ou encore d’infirmier.

Financement complémentaire

L’étude de la Dares montre par ailleurs que les trois quarts des bénéficiaires font appel à des financements complémentaires. En 2015 et 2016, 86,3 % des personnes en recherche d’emploi ont bénéficié de la dotation du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP). Et dans plus de trois quarts des cas, le financement a été complété par des abondements des Régions ou de Pôle emploi.

Plus rares sont les salariés bénéficiant d’un financement complémentaire (37,2 %). Dans ce cas, il émane d’un organisme paritaire collecteur agréé (Opca). Par ailleurs, 7 % des salariés ont effectué leur formation dans le cadre du CPF sans que leur employeur ait connaissance du projet, une proportion qui s’est renforcée entre 2015 et 2016.


Centre Inffo, Estelle Durand