Une intersyndicale de 16 Opca demande au gouvernement d’étaler les délais de mise en place des futurs opérateurs de compétences




Les représentants des salariés de 16 Opca « ont unanimement estimé que l’Etat, après avoir édicté une loi qui modifie en profondeur le champ de la formation professionnelle continue, doit assumer ses responsabilités quant à la mise en œuvre de sa réforme (passages de 20 OPCA à 11 opérateurs de compétences) », dans un communiqué diffusé jeudi 20 septembre.


Volonté politique

L’intersyndicale (composée de cinq syndicats représentatifs au niveau national sur cinq, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) estime que la loi du 5 septembre 2018 « résulte d’une volonté politique qui s’est imposée, malgré les orientations inscrites par les organisations paritaires dans l’ANI du 22 février 2018, et malgré les amendements proposés par le Sénat notamment en termes de calendrier de mise en œuvre ».

Propositions

Les représentants des salariés annoncent leur intention de formuler auprès du gouvernement des propositions « pour accompagner la transformation des Opca en Opco et poursuivre ainsi leur rôle de facilitateur de la formation à proximité des entreprises, et plus spécialement des TPE PME dans un objectif de développement des compétences de leurs salariés  ».

Etalement

L’intersyndicale réclame « un étalement des délais de mise en place afin que les entreprises et leurs salariés ne pâtissent pas des changements générés dans l’attente que les nouveaux Opco soient en capacité de mettre en place les conditions matérielles et techniques de leurs missions  ».

Moyens

Les syndicats de salariés des Opca revendiquent également des moyens pour permettre aux salariés de s’adapter à ces nouveaux métiers et missions.

Evaluation

Ils demandent aussi à l’exécutif une évaluation du nombre de suppressions d’emploi que sa réforme va engendrer.

Ajustements

Enfin, l’intersyndicale veut obtenir des moyens financiers « pour faire face aux ajustements d’effectifs qui en découleront (licenciements, reconversions, départs anticipés à la retraite, etc …)  ».


David Garcia, Centre Inffo